La guerre secrète

La Seconde Guerre mondiale fut autant une guerre de propagande et d'intrigues que de puissance militaire. Les agents secrets juraient, puis trahissaient, des armes secrètes étaient inventées, griffonnées sur des enveloppes.

La Grande-Bretagne marqua des points durant la guerre d'espionnage. Elle arrêta la plupart des agents allemands présents sur son territoire à quelques mois du début de la guerre, en 1939. Certains furent emprisonnés et exécutés, d'autres devinrent agents doubles.

Il ne fut jamais aisé de dire qui était qui dans le monde trouble des services secrets du SIS, du MI5, puis du SOE (à partir de 1940). Ce dernier est parfois désigné, pour rire, comme l'« armée secrète de Churchill ». La majorité des espions ne menaient pas une vie palpitante. Ainsi, Arthur Owens était à la fois entrepreneur en batteries, et l'agent SNOW des Britanniques et des Allemands.

À l'écart des combats, des experts cherchaient à gagner la guerre par tous les moyens. En 1944, quand les ingénieurs allemands tentaient de renverser la tendance grâce à de nouvelles armes miraculeuses comme le missile V-2 et le chasseur-bombardier Horten aux ailes de chauve-souris, les agents allemands en France devaient contaminer bière et vin, injecter des toxines dans les saucisses et empoisonner café, sucre, cigarettes et chocolat : le but était de tuer, d'handicaper et de démoraliser les Alliés pour déstabiliser les zones libérées.

Les Alliés imaginaient des contre-attaques à l'utilité douteuse, comme celle de déverser sur Berlin des serpents venimeux, ou de s'attaquer à la production alimentaire en empoisonnant les vaches allemandes avec des feuilles de chou enduites de produits toxiques. Lors des préparatifs des débarquements de 1944, en Normandie, le service des « armes diverses » britannique imagina une nouvelle manière de forcer le célèbre mur de l'Atlantique.

Le Panjandrum était un chariot autopropulsé à deux roues, chargé d'explosifs. Lancé depuis une barge de débarquement, il devait s'approcher du littoral, monter sur la plage et faire sauter les défenses de béton et d'acier allemandes. Toutefois. le Panjandrum montra une grande disposition à s'emballer et à cracher des flammes, obligeant ses concepteurs à prendre leurs jambes à leur cou. Ce projet excentrique fut vite abandonné.

En 1944, des pilotes alliés dirent avoir aperçu des boules de feu autour de certains avions. Était ce des armes secrètes ennemies, des hallucinations ou des ovnis ? Les «chasseurs fantômes » (terme employé à l'époque pour désigner fout objet volant non identifié) devinrent un véritable mythe.

Les explications scientifiques évoquèrent des phénomènes naturels comme le feu de Saint-Elme ou la foudre en boule. Plus farfelu, on suggéra que les Allemands avaient inventé le Fireball une soucoupe volante projetant du gaz pour perturber les formations alliées de bombardiers.  Mais Allemands et Japonais en furent aussi témoins.

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